Jack Layton promet d’investir 63,6 millions dans le transport en commun sur la Rive-Sud

Il faut des investissements dans le transport en commun, pas des hausses de prix, selon le chef du NPD

LONGUEUIL – Aujourd’hui, le chef du NPD fédéral, Jack Layton, a promis d’investir 63,6 millions de dollars sur quatre ans dans le système de transport en commun de la Rive-Sud.

En prenant la parole devant une station de transport en commun à Longueuil, le chef du NPD a expliqué, dans l’optique de la Rive-Sud, le plan du NPD pour investir dans le transport en commun en y allouant un cent par litre de la taxe d’accise fédérale existante. Ces sommes seront étoffées par les fonds découlant du marché du carbone, dans le cadre duquel les grands pollueurs devront payer leurs émissions de carbone.

« Nous nous réjouissons du débat sur le prix du carbone et les changements climatiques, a dit Jack Layton. C’est la plus grande crise à laquelle notre pays et notre planète sont confrontés. Il faut investir dans des solutions vertes de toute urgence. »

« Pour la Rive-Sud, notre plan pour consacrer un cent par litre de la taxe fédérale sur l’essence au transport en commun générera un investissement de 34,3 millions de dollars sur quatre ans, a expliqué Jack Layton. De plus, la part de la Rive-Sud des revenus découlant de notre marché du carbone s’élèvera à 29,3 millions de dollars supplémentaires sur quatre ans. »

Ces nouveaux fonds pourraient être utilisés pour des priorités locales en matière de transport en commun, entre autres de nouveaux véhicules, une meilleure sécurité ou des tarifs réduits pour les utilisateurs. Par exemple, l’investissement du NPD de 63,6 millions de dollars sur quatre ans est l’équivalent de l’achat de presque 149 nouveaux autobus pour le Réseau de transport de Longueuil (RTL).

M. Layton a souligné qu’en vertu de la taxe sur le carbone de M. Dion, qui fera augmenter le coût de chaque litre de diesel de 7 cents, la hausse du coût du transport en commun sur la Rive-Sud de Montréal sera considérable. Étant donné qu’environ 23 millions de litres de diesel sont nécessaires chaque année pour faire fonctionner le parc d’autobus actuel, les coûts supplémentaires atteindront environ 1,6 million de dollars sur trois ans.